Réunion mondiale sur la grippe aviaire. Genève 7-9 novembre 2005.

Publié le 17.11.2005

La conférence mondiale de Genève sur la grippe aviaire, organisée conjointement par l’OMS (Organisation mondiale de la Santé), la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture), l’OIE (organisation mondiale de la santé animale) et la Banque mondiale, a réuni quelque 600 participants venant d’une centaine de pays différents, experts et décideurs politiques, pour élaborer une stratégie de lutte contre la grippe aviaire chez les animaux et se préparer à une éventuelle pandémie de grippe humaine.
Une série de mesures à prendre ont été énoncées :
- Lutte à la source chez les animaux (aide aux pays touchés par la grippe aviaire, amélioration des services vétérinaires, plan d’urgence, campagnes d’abattage, vaccination, compensations financières,...).
- Surveillance (renforcement des systèmes de dépistage précoce et des capacités des laboratoires,...).
- Endiguement rapide (soutien et formation pour l’examen des cas humains et animaux,...).
- Préparation à une pandémie (plans nationaux, exercice mondial, renforcement des capacités des sytèmes de santé,...).
- Plans de pays intégrés (plans nationaux intégrés pour un suivi à l’échelle mondiale, soutien technique et financier coordonné,...)
- Communication.
Une analyse de la Banque mondiale estime les besoins des pays touchés à un milliard de dollars pour les trois prochaines années, chiffre qui ne prend pas en compte le financement des vaccins, des antiviraux et les compensations financières aux éleveurs. Un responsable de la FAO a appelé à une aide d’urgence pour les pays où la maladie est endémique et qui sont dépassés par la situation. Il faut commencer par lutter contre la maladie chez l’animal. Une dotation d’urgence de 35 millions de dollars pour financer les mesures prioritaires de l’OMS, de la FAO et de l’OIE a été approuvée par les participants. Pour la FAO et l’OIE, la priorité est de renforcer les services vétérinaires, la capacité des laboratoires, la surveillance des pays touchés et des pays les plus exposés ainsi que les capacités de diagnostic et les échanges d’isolats avec l’OMS. Les systèmes de surveillance, d’alerte précoce et les capacités de communication doivent être améliorés et nécessitent des moyens réclamés d’urgence par l’OMS.

Au cours de cette conférence, compte tenu de l’urgence, la France a annoncé le 9 novembre, pendant une table ronde sur la coordination internationale de l’aide, une série de mesures :
- versement d’une contribution immédiate d’un montant de 10 millions d’euros pour aider à financer les mesures d’urgence présentées par la FAO et l’OIE (en matière de santé animale) et par l’OMS (en matière de surveillance et d’alerte épidémiologique),
- détachement de dix experts supplémentaires auprès des trois organisations,
- préparation des experts français en santé animale et humaine (une centaine), actuellement présents notamment en Asie et en Afrique, à la réorientation immédiate de leurs activités pour la mise en oeuvre des programmes de lutte contre la grippe aviaire,
- mobilisation des centres de recherche (Institut Pasteur, Institut de recherche sur le développement (IRD), Centre international de recherche en agronomie pour le développement (CIRAD)) pour appuyer les stratégies mondiales de recherche sur la grippe aviaire.

Les participants à la réunion mondiale sur la grippe fixent les mesures essentielles et conviennent de la nécessité de mobiliser d’urgence des fonds.