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Séroprévalence de la grippe A (H1N1) 2009 chez les femmes enceintes et extrapolations

Publié le 07.01.2010 | par Equipe éditoriale

Une étude française de séroprévalence de la grippe A (H1N1) 2009 chez les femmes enceintes a été menée par l’Unité des Virus Emergents de Marseille (SéroGrippeHebdo [1]). La séroprévalence des anticorps vis-à-vis du nouveau virus de la grippe A (H1N1) 2009 a été suivie chez des femmes enceintes âgées de 20 à 39 ans pendant le premier trimestre de leur grossesse durant les semaines 48 et 49 de 2009. Les extrapolations à la population des adultes jeunes ont ensuite été réalisées à partir de cet échantillon afin d’estimer la proportion de personnes ayant été infectées depuis le début de la pandémie.

Les résultats de cette étude publiés en ligne dans la revue PLoS Currents : Influenza [2] concluent à une séroprévalence [3] de 10,6 % chez les femmes enceintes. A partir de ce taux, la séroprévalence chez les adultes jeunes, hommes et femmes, de cette tranche d’âge, a été extrapolé à 1 712 000 cas infectés. Les chiffres fournis par les réseaux Sentinelles chargés de surveiller le nombre de syndromes grippaux vus par les médecins généralistes libéraux ont permis d’estimer le nombre de consultations attribuables à la grippe H1N1 pour les jeunes adultes à 336 288. La proportion de la population âgée de 20 à 39 ans ayant consulté un médecin pour une grippe symptomatique serait ainsi évaluée à 19,6%. Le pourcentage de cas asymptomatiques serait alors de 80,4% sachant que ce pourcentage comprend également les cas paucisymptomatiques ou ceux n’ayant pas consulté de médecin.

Symptomatic infections less frequent with H1N1pdm than with seasonal strains


[1] SéroGrippeHebdo : étude menée par l’Unité des Virus Emergents de l’Université Aix-Marseille 2 en collaboration avec l’Ecole des hautes études en santé publique (EHESP), l’Institut de veille sanitaire (InVS) et l’Institut de microbiologie et maladies infectieuses (IMMI)

[2] Antoine Flahault, Xavier de Lamballerie, Thomas Hanslik, and Nicolas Salez. « Symptomatic infections less frequent with H1N1pdm than with seasonal strains ». PLoS Currents. 2009 December 28 ; 1 : RRN1140. doi:10.1371/currents.RRN1140.

[3] Taux de séroprévalence : nombre de femmes positives (taux d’anticorps inhibant l’hémagglutination supérieur au 1/40ème) divisé par le nombre total de femmes non vaccinées contre le virus pandémique. Ce taux correspond au nombre de femmes enceintes ayant été infectées qu’elles aient présenté ou non des symptômes.